Études et militantisme
 

En 1932, Marcelle Gauvreau obtient de l’Institut botanique de l’Université de Montréal un certificat de botanique générale et un certificat de botanique systématique. En 1933, elle obtient sa licence en sciences naturelles. Travaillant à la bibliothèque de l’Institut, elle s’inscrit, parallèlement à ses études de botanique, à l’École de bibliothécaires de l’Université McGill où elle en ressort diplômée en 1935. En 1933, suite à l’obtention de sa licence, elle s’inscrit à la maîtrise et étudie les algues marines du Québec. De 1933 à 1938, elle effectue plusieurs voyages d’herborisation à travers le Québec notamment en Gaspésie avec Pierre Dansereau et sa femme. Elle est diplômée ès sciences en juin 1939 et l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences (ACFAS) lui remet un prix pour son étude qui se verra publiée en 1956 sous le titre de Les algues marines du Québec.

Au début des années 1930, Marcelle Gauvreau travaille aussi à l’élaboration du glossaire et de l’index de La flore laurentienne, oeuvre majeure du frère Marie-Victorin publiée en 1935. Elle commence, de plus, son militantisme au sein de la Société canadienne d’histoire naturelle (SCHN) et des Cercles des jeunes naturalistes (CJN) affiliés à cette dernière. De 1932 à 1940, elle participe à la chronique mensuelle des CJN publiée dans la revue L’Oiseau bleu. De 1938 à 1954, vient s’ajouter la chronique hebdomadaire des CJN publiée dans le journal Le Devoir. Très impliquée dans les activités des CJN, elle participe à l’organisation d’expositions, à la formation des directeurs qui encadrent le mouvement et rédige cinq brochures pour la Bibliothèque des jeunes naturalistes. De 1933 à 1950, elle travaille à la direction du secrétariat de la SCHN et des CJN et est élue présidente de la SCHN en 1956. Membre de plusieurs autres regroupements, dont membre fondateur de l’Association des écrivains pour la jeunesse (1948), Marcelle Gauvreau présente, de 1933 à 1944, des communications sur ses recherches aux congrès de l’ACFAS.

Auteure de plusieurs articles et communications scientifiques, Marcelle Gauvreau participe aussi à quelques émissions radiophoniques et télévisées à l’antenne de la Société Radio-Canada, notamment, à partir de 1938, à l’émission radiophonique le Réveil rural, à partir de 1941, à la série éducative La cité des plantes de l’émission radiophonique Radio-Collège et en 1943, à l’émission télévisée La fée des fleurs où elle raconte des histoires aux enfants.

Une réalisation du Service des archives et de gestion des documents de l’UQAM / mars 2004